Depuis le mois de janvier 2016, la ville gabonaise de Lambaréné est éclairée grâce à la stéarine, un acide gras dérivé du raffinage de l’huile de palme. Cet acide gras est produit dans une usine de transformation de la société Siat Gabon, une multinationale agroindustrielle belge.

La production de cet agro-carburant est le résultat d’un contrat signé en 2014 entre la compagnie Siat et la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG). Selon les termes de ce contrat, l’énergie produite par la multinationale doit être injectée dans le réseau de la SEEG contre rémunération.

« Depuis le 28 janvier 2016, l’énergie électrique produite par Siat Gabon est déjà injectée dans le réseau de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), sous forme de test grandeur nature. L’ensemble des essais a été concluant », explique le directeur général du complexe industriel de Lambaréné, Jean-Pierre Mvate, dans des propos rapportés par SciDev.

Le coté vert de l’usage d’un dérivé de l’huile de palme comme biocarburant est également un motif de satisfaction pour les consommateurs. « C’est une source d’énergie alternative aux énergies fossiles trop polluantes et coûteuses, à l’instar de l’énergie produite par les centrales thermiques. Il dégage moins de gaz à effet de serre », assure Patrick Ngomo, président de SOS Consommateurs.

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