Selon le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts en Climat (GIEC), 19 pays subissent un stress hydrique particulièrement élevé. Plusieurs d’entre eux se situent en Afrique.

Stress hydrique

Le GIEC indique que le nombre de pays qui subissent un stress hydrique augmentera probablement, indépendamment des changements climatiques. On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus forte que les ressources disponibles.

Le GIEC avance trois raisons principales :

  •  L’augmentation de la demande due à la croissance de la population.

Selon l’UNICEF, l’Afrique qui compte actuellement 1,2 milliard d’habitants, verra sa population doubler d’ici 2050, et comptera 4,2 milliards d’individus d’ici 2100.  En 2050, un quart de la population mondiale sera africaine. « Sur la base des tendances actuelles, d’ici 35 ans, 25 personnes sur 100 seront africaines », annonce un rapport de l’UNICEF.

  • La dégradation des bassins versants causée par le changement dans l’utilisation des terres.
  • L’envasement des bassins hydrographiques.

Pour le GIEC, la variabilité des conditions climatiques peut rendre plus difficile la gestion des ressources hydriques à la fois, à l’intérieur des pays, mais également entre eux.

Une baisse de niveau dans les réservoirs des barrages, aurait pour conséquence de nuire à la qualité des cours d’eau. En effet, cela   augmenterait les concentrations d’eaux d’égout et des rejets industriels.

L’impact serait également considérable sur la santé puisquele risque d’épidémies en serait augmenté et la qualité et la quantité de l’eau douce utilisée à des fins domestiques, réduite.

Le GIEC recommande d’instaurer des mesures d’adaptation qui comprennent la récupération de l’eau, la gestion du débit sortant des barrages, et l’utilisation plus rationnelle de la ressource.

Src: cop22.ma

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