Pour en finir avec le fléau des sacs plastiques, de plus en plus de nouvelles filières de production de sacs biodégradables voient le jour un peu partout dans le monde. Pour la société américaine Metabolix (Cambridge, États-Unis) la solution trouvée réside dans une bactérie issue du sol qui produit naturellement du poly-3-hydroxybutyrate (PHB).

Après des années de recherche portant sur le métabolisme de ce micro-organisme, Metabolix a développé une filière de production rentable, bien que les coûts du nouveau bioplastique demeurent élevés. Si les bactéries sont actuellement nourries des sucres issus de la dégradation des végétaux, une autre piste est déjà envisagée par Metabolix afin de réduire les coûts de fabrication : faire produire le PHB par des plantes qui recevront les gènes adéquats.

Même si le travail sur les plantes se révèle plus difficile que sur les bactéries, du fait de leur croissance lente et leur complexité génétique, les premiers tests effectués sur une variété de céréales sauvages (Panicum virgatum) sont concluants. Depuis le début des essais effectués en 2008, le rendement de production des plantes a significativement augmenté pour atteindre 7 % du poids total de la plante en 2012 contre seulement 1,2 % en 2008. Pour assurer la rentabilité de la filière, Metabolix poursuit les recherches et espère trouver un meilleur solvant pour une extraction encore plus efficace du PHB.

Illustration : le système racinaire très dense de Panicum virgatum contribue à fixer le sol et à y améliorer les

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