Bien que l’Afrique contribue fort peu au changement climatique, en raison de faibles émissions de CO2, elle souffre lourdement de ses effets. Les modèles prévoient une hausse de l’incertitude dans la prédiction des événements climatiques, et les variations pluviométriques estimées pourront entraîner soit sécheresses, soit inondations, avec un effet néfaste sur les récoltes et les ressources disponibles. Tandis que les pays développés débattent sur ce que pourrait provoquer le changement climatique dans un futur proche, celui-ci menace déjà les populations les plus vulnérables de la planète.

Les impacts du changement climatique se font sentir sur toute la planète : le niveau de la mer monte, les tempêtes tropicales ravagent les côtes, des terres anciennement fertiles sont à présent inondées ou totalement desséchées et le permafrost fond dans les régions polaires. Bien que l’Afrique contribue relativement peu au réchauffement global, la région souffre déjà de ses effets.

Plus de 180 millions de personnes en Afrique sub-saharienne pourraient mourir à cause du changement climatique d’ici à la fin du siècle. La hausse des températures et la modification des modèles pluviométriques pourraient entraîner des risques médicaux accrus en créant de nouveaux habitats pour des organismes pathogènes comme les moustiques, et en ouvrant ainsi de nouvelles régions à la contamination par la dengue, la fièvre jaune et la malaria.
De plus, l’impossibilité de prédire les modèles pluviométriques, la baisse des récoltes, l’augmentation des prix alimentaires et la diminution des ressources naturelles entraînent déjà une intensification des migrations humaines, des tensions et des conflits.

Source: Greenpeace Africa

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